X Giornata mondiale dell’Autismo

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Autismo e creazione
Amor impleti (o l’amore del pieno)

François Ansermet
psicoanalista, membro NLS, ECF e AMP, professore di psichiatria infantile e dell’adolescenza all’Università di Ginevra

Lucienne Peiry
Storica dell’arte (specialista di Art Brut) e dottore in lettere, docente incaricata all’Università di Losanna, commissaria di esposizioni, www.notesartbrut.ch

Assistiamo oggi ad una riconfigurazione completa del mondo dell’autismo. Di fronte a questo movimento, non dobbiamo centrarci su quello che gli autistici ci insegnano, sia nel loro modo di vedere il mondo, sia su ciò che caratterizza il mondo dell’autismo, il loro funzionamento psichico, in modo specifico, uno per uno?
Quali che siano le evidenze di un quadro autistico, nulla è detto in effetti sul soggetto che se ne deduce.
È così che abbiamo deciso di incentrarci sul processo creativo di un autistico, Gregory Blackstock, attraverso un dialogo a due voci, tra psicoanalisi e storia dell’arte, a partire dalla sua opera che sarà presentata da Lucienne Peiry.

Presentazione di Gregory L. Blackstock (1946)

Gregory L. Blackstock, nato a Seattle, nello stato di Washington, è diagnosticato autistico tardivamente, sofferente della sindrome di Asperger. Da giovane è assunto come lavapiatti nel ristorante di un club sportivo dove rimane per venticinque anni. Arrotonda il suo salario cantando e suonando la fisarmonica per la strada e realizzando piccoli disegni che appaiono regolarmente nel giornale del club. Da quando ha smesso di lavorare, nel 2001, le sue composizioni non solo hanno acquistato ampiezza, ma un carattere molto più personale. Oggi vive in una casa di riposo a Seattle e continua la sua opera.

Blackstock ha l’abitudine di ritirarsi nella sua camera immersa in una semi-penombra, dove le persiane sono chiuse e le tende tirate, sia di giorno che di notte. Con l’aiuto di pastelli colorati, di inchiostro, di pennarelli e di gessetti disegna per delle ore intere, nel silenzio, sottraendosi all’agitazione della grande metropoli americana. Egli reinterpreta il mondo, solo in questa macchina fotografica intima, attingendo le sue fonti nella sua memoria prodigiosa ma anche nei dizionari e nelle guide le cui tavole lo ispirano. Realizza delle composizioni grafiche seriali nelle quali uccelli, insetti, fisarmoniche, bombardieri, ad esempio, sono allineati alternativamente, meticolosamente organizzati per gruppi. I suoi inventari derogano surrettiziamente dalla realtà perché l’autore prende delle libertà, diversificando colori e forme degli oggetti, degli animali o dei vegetali. Blacksock manifesta inoltre notevoli capacità mnestiche e linguistiche.
Lucienne Peiry

Autisme et création
amor impleti (o l’amore del pieno)
 

François Ansermet,
psychanalyste, membre de la NLS, de l’ECF et de l’AMP, professeur de psychiatrie d’enfants et d’adolescents à l’Université de Genève

Lucienne Peiry,
historienne de l’art (spécialiste d’Art Brut) et docteur en lettres, chargée de cours à l’Université de Lausanne, commissaire d’expositions. www.notesartbrut.ch

On assiste aujourd’hui à une reconfiguration complète du monde de l’autisme. Face à ce mouvement, ne faut-il pas se centrer sur ce que nous enseignent les autistes, tant dans leur façon de voir le monde, tant que sur ce qui caractérise le monde de l’autisme, leur fonctionnement psychique, de façon spécifique, au un par un?

Quelles que soient les évidences d’un tableau autistique, rien n’est dit en effet sur le sujet qui va s’en déduire.

C’est ainsi que nous avons décidé de nous centrer sur le processus créatif d’un autiste, Grégory Blackstock, à travers un dialogue à deux voix, entre psychanalyse et histoire de l’art, à partir de son œuvre qui sera présentés par Lucienne Peiry.

Présentation de Gregory L. Blackstock (1946) :

Gregory L. Blackstock, né à Seattle, dans l’État de Washington, est tardivement diagnostiqué autiste, atteint du syndrome d’Asperger. Jeune homme, il est engagé comme plongeur dans le restaurant d’un club sportif où il reste pendant vingt-cinq ans. Il arrondit son salaire en chantant et en jouant de l’accordéon dans la rue, et en réalisant quelques petits dessins qui paraissent régulièrement dans le journal du club. Depuis qu’il a cessé de travailler, en 2001, ses compositions ont pris, non seulement de l’ampleur, mais aussi un caractère beaucoup plus personnel. Il vit aujourd’hui dans un home pour personnes âgées à Seattle et poursuit son œuvre.

Blackstock a pour habitude de se retirer dans sa chambre plongée dans une semi-pénombre, où les persiennes sont closes et les rideaux tirés de jour comme de nuit. À l’aide de crayons de couleur, d’encre, de feutre et de craie, il dessine des heures durant, dans le silence, se soustrayant à l’agitation de la grande métropole américaine. Il réinterprète le monde, seul dans ce huis clos intime, puisant ses sources dans sa prodigieuse mémoire mais aussi dans des dictionnaires et des guides dont les planches l’inspirent. Il réalise des compositions graphiques sérielles dans lesquelles oiseaux, insectes, accordéons, avions bombardiers, par exemple, sont tour à tour alignés, méticuleusement organisés par groupes. Ses inventaires dérogent subrepticement à la réalité car l’auteur prend des libertés, diversifiant couleurs et formes des objets, des animaux ou des végétaux. Blackstock manifeste également des capacités mnésiques et linguistiques remarquables.
Lucienne Peiry

 

 

 

 

 

 

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